Qualité des produits agricoles

Soyez conscient des risques

C'est pour ça que nous faisons du 100% BIO

Dans un marché saturé de traitements artificiels, nous garantissons une production propre, maîtrisée et sans compromis.

Méfiez vous de ce que vous consommez

Quelques vérités

Règles du commerce international & étiquetage trompeur

Le CBD venant d’ailleurs peut être transformé en Suisse puis étiqueté “fabriqué en Suisse”, même si les plantes proviennent d’Espagne, d’Uruguay, des Balkans, des États-Unis ou encore d’Afrique (source : HempToday).
Ce système exploite les labels « Swiss made » en toute légalité malgré leur chaîne d’approvisionnement.

Pour résumer clairement : les plantes de cannabis ne sont pas nécessairement cultivées en Suisse. Elles peuvent être importées sous forme de matière brute (plantes entières ou broyées) dans de simples conteneurs, puis nettoyées, conditionnées ou mises en sachets sur le territoire helvétique. Cette opération minimale de transformation suffit pourtant, selon les règles du commerce international, à leur attribuer le label « Fabriqué en Suisse » — alors même que l’essentiel de la production, c’est-à-dire la culture, a eu lieu à l’étranger.

Un parallèle éclairant peut être fait avec le chocolat suisse : les fèves de cacao viennent de Côte d’Ivoire, du Ghana ou du Pérou — jamais de Suisse — mais une fois transformées et moulées en tablettes sur sol suisse, le produit final peut légalement afficher « Fabriqué en Suisse ».
Dans le cas du CBD, la transformation est limitée mais suffisante.

Il existe aussi un montage plus intégré où les plantes sont d’abord importées en Suisse, puis immédiatement réexpédiées vers un autre pays (souvent leur pays d’origine) pour y être transformées, filtrées ou mises en flacons — avant de revenir en Suisse, toujours sous l’étiquette « produit suisse ».
Ce système repose sur des contrats de services, un mécanisme juridique tout à fait légal mais qui entretient un peu la confusion chez les consommateurs…

Résultat : des fleurs et des huiles vendues comme suisses… sans jamais y avoir été cultivées ;(

En moins de 10 ans : un virage industriel !

C’est avec une certaine tristesse que nous constatons que l’imaginaire des consommateurs est assez éloigné de la réalité. La majorité d’entre vous n’avez que peu d’informations et pensez souvent que tous les cannabis CBD respectent des normes sévères de qualité, mais ce n’est malheureusement pas le cas, au même titre que les autres filières de l’horticulture, le cannabis CBD est touché par les logiques industrielles ;-(

Au début de la légalisation du CBD en 2017 en Suisse (c’est là que nous avons commencé) de nombreux petits producteurs ont lancé des cultures (parfois dans des lieux insolites comme nous) avec une approche très artisanale ayant la qualité comme objectif principal.

Cette vision de la culture du CBD (en particulier en intérieur) a presque disparue et a été remplacée par des logiques industrielles. Les petits producteurs artisanaux comme nous n’ont en grande partie pas résisté. Au début, à coup d’importants investissements, ce sont des grandes surfaces standardisées de culture intérieure en Suisse qui ont fait baisser les prix de gros mais ça restait encore possible d’espérer couvrir les coûts de production pour une structure artisanale.

Depuis 5 ans nous sommes passés à un autre niveau. Les filières d’approvisionnement (qui sont légales) de CBD depuis l’étranger se sont développées et le marché est inondé de CBD produit à très hautes doses de produits chimiques (à base de pétrole) et bourré d’additifs, de solvants, de métaux lourds, de pesticides et autres molécules en tout genre !

Nous sommes encore quelques-uns à faire une production entièrement naturelle et artisanale mais nous ne sommes pas loin de disparaître donc merci de nous aider à lancer et pérenniser notre activité de détail.

Selon nous voici les raisons principales de cette dégringolade (accompagnées de quelques sources scientifiques) :

  1. Méthodes industrielles
  • La filière CBD en Europe a été massivement industrialisée et de grands acteurs agricoles dotés d’économies d’échelle dominent maintenant le marché. (Source : ScienceDirect / Swiss Info).
  • Cela a permis une très forte augmentation de la production, mais au grand détriment de la diversité variétale, de la qualité des produits et d’une approche artisanale.
  1. Absence de contrôle
  • Une étude menée aux États-Unis révèle que 74 % des produits CBD sont mal étiquetés et que de nombreux lots contiennent des métaux lourds, solvants ou pesticides (Source : ScienceDirect).
  • En Suisse, il n’existe pas de contrôle systématique externe des produits CBD. Selon nous les consommateurs ne peuvent pas se fier aux labels ou au indications sur les sachets (Source : ResearchGate). Cela étant, depuis 1 an, la transformation en huile nécessite une certification ce qui prouve une volonté d’aller dans le bon sens.
  1. Normes à la baisse et usage de produits pétro-sourcés
  • Avec l’industrialisation, des agents issus de la pétrochimie (engrais à base de pétrole, CO2 concentré, fongicides, insecticides, pesticides, solvants, herbicides phytosanitaires, hormones de synthèse, agents de saveur, sprays odorants, HHC cannabinoïde de synthèse, colorants, saveurs artificielles, etc.) sont utilisés pour maximiser les rendements, compromettant la qualité des terres et la pureté du produit.
  • L’absence de normes strictes permet leur usage pratiquement sans limitation.
  1. Produits innovants de l’industrie chimique
  • Pour réduire les coûts, l’industrie utilise des extraits concentrés chimiques et des isolats (ex. CBD isolate) souvent importés des USA — jusqu’à 450–500€ / kg, contre 1 000 € en Europe (UN Trade and Development – UNCTAD).
  • En tant qu’agriculteurs, nous figurons dans les bases de données de plusieurs fournisseurs, ce qui nous donne un accès direct (et souvent alarmant) aux évolutions technologiques du secteur. Nous constatons avec inquiétude l’apparition de solutions conçues pour masquer l’usage de produits chimiques et corriger artificiellement les taux de substances actives juste avant les contrôles en laboratoire.
  • Ce type de manipulation normalisée crée une concurrence déloyale et met une pression énorme sur les petits producteurs, qui misent sur la qualité, la transparence et le respect du vivant.

Voici une liste non exhaustive des produits chimiques que vous risquez de trouver dans les fleurs et huiles de CBD du marché Suisse, y compris dans les labels Bio mais à des doses éventuellement moins importantes…

Nos cultures sont sous lumières artificielles en intérieur et nous n’utilisons aucun de ces produits que nous considérons toxiques !!

Insecticides / Acaricides / Nématicides synthétiques

Fongicides synthétiques

Herbicides synthétiques

Autres rodenticides & molluscicides

  • Brodifacoum (anticoagulant)

Utilisé parfois illégalement

Mot du responsable de la production

En parcourant cette page, vous l’aurez sûrement compris : le marché du cannabis CBD est aujourd’hui saturé de pratiques douteuses. Trop de commerçants, de grossistes et de producteurs s’affranchissent des règles élémentaires de transparence, de sécurité et de respect du vivant.

Entre les fleurs “boostées” avec des terpènes artificiels, les huiles coupées avec des additifs pétrochimiques, les pratiques agricoles opaques, les certifications détournées et les produits de traitement phytosanitaires… il devient extrêmement difficile pour un consommateur de savoir réellement ce qu’il achète.

Le plus troublant est que même le label BIO, pourtant rassurant en apparence, autorise encore de nombreuses molécules issues du pétrole dans les engrais, les amendements, les solvants ou certains produits de traitement. Autrement dit : “BIO” ne signifie pas toujours “sans produits chimiques”, et encore moins “propre”, “éthique” ou “transparent”.

À cela s’ajoute une réalité souvent méconnue : en Suisse, aucune production souterraine sous lumière artificielle — même exemplaire sur le plan écologique — ne peut obtenir le label BIO, car ce type de culture n’est tout simplement pas reconnu par les normes actuelles.

Chez Kana Roots, nous avons choisi une autre voie. Une voie plus exigeante, parfois plus complexe, mais qui respecte notre éthique :
zéro additif pétrochimique,
zéro terpène de synthèse,
zéro booster,
• une traçabilité intégrale,
• et une culture 100 % artisanale dans un espace urbain souterrain maîtrisé, où chaque plante est suivie individuellement.

Notre engagement n’est pas une stratégie commerciale : c’est une responsabilité. Nous produisons ce que nous serions prêts à consommer nous-mêmes, ce que nous serions fiers d’offrir à nos proches, et ce que nous pouvons défendre sans détour devant n’importe quel spécialiste.

Merci de votre confiance,
Le responsable de la production, Kana Roots

Bienvenue chez Kana Roots

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